Après quarante années d’expériences qu’il interprète comme un contact avec des « visiteurs », Whitley Strieber fait partie de ces personnes pour qui le phénomène est devenu une évidence. Il considère leur présence comme une réalité et s’intéresse désormais à un autre aspect : la construction d’une relation entre ces intelligences et l’humanité.
Sa conception de la divulgation n’est pas soumise à la volonté d’un Etat ou à la révelation de documents officiels. Les vidéos militaires, les déclarations prudentes et les auditions officielles représentent pour lui une progression du dossier, mais pas une véritable divulgation.
Strieber estime que les informations les plus importantes ne se trouvent pas dans les archives gouvernementales, ni même dans les sociétés privées qui font de la rétroingenierie. Elles sont en fait détenues par des personnes « comme vous et moi » qui vivent directement le phénomène.
Cet article est un commentaire de l’interview vidéo youtube en anglais en lien à la fin de l’article.
Qui est Whitley Strieber ?
Né en 1945 à San Antonio, au Texas, Whitley Strieber est d’abord un écrivain américain de fiction fantastique, d’horreur et d’anticipation. Il se fait connaître avec The Wolfen en 1978, puis The Hunger en 1981. Les deux romans sont adaptésés au cinéma ; The Hunger devient notamment en 1983 le film de Tony Scott avec Catherine Deneuve, David Bowie et Susan Sarandon. Sa bibliographie comprend également Warday (1984), écrit avec James Kunetka, récit d’une Amérique après une guerre nucléaire, puis Nature’s End (1986), consacré à une future crise environnementale. (Wikipédia)
Sa trajectoire change radicalement avec Communion, publié en 1987.
Strieber y raconte les événements extraordinaires qu’il affirme avoir vécus dans sa maison de l’État de New York, en particulier durant la nuit du 26 décembre 1985. Il les interprète progressivement comme des rencontres avec des intelligences non humaines qu’il préfère appeler « visitors » ( visiteurs).
Communion devient un phénomène éditorial. Les données indiquent qu’il reste plusieurs mois sur les listes de best-sellers américaines ; une interview de 1988 rapporte même sept mois sur la liste du New York Times. Le livre est adapté au cinéma en 1989 avec Christopher Walken dans le rôle de Strieber. (Beyond Communion).
Son ouvrage suivant, Transformation: The Breakthrough, devient lui aussi un best-seller du New York Times : près de 200 000 exemplaires reliés auraient été vendus, avant un premier tirage paperback de 1,2 million d’exemplaires.
NDLR: Dans les années 80, le phénomène INH prend une tournure véritablement mainstream et ouverte. E.T de spielberg est sorti en 1982 et suivent nombres d’autres films où l’INH n’est pas un élement de terreur – c’est-à-dire que c’est l’être humain qui devient la créature critiquable pour son comportement. La vision du phénomène qui est bien loin des Pulp des années 50/60 influencé par la guerre froide et les craintes d’une invasion russe (et dont le film « Mars Attack s’inspirera plus tard). Certains se souviennent peut-être que le film Superman de 1979 avec christopher reeve a pu conduire des enfants à considerer comme plausible l’affirmation « je suis pas de la Terre » (attention, ce n’est pas le même phénomène sur la rumeur que les pouvoir de Superman venait de sa cape, ce qui a conduit quelques enfants à se jeter par la fenêtre et perdre la vie. Pas besoin de tiktok à cette époque). Mais revenons à notre mouton.
Depuis, Strieber poursuit simultanément son activité d’écrivain et son exploration du phénomène du contact.
Dans cet entretien accordé à Jannecke de Wisdom From North, son discours reflète près de quarante années d’évolution personnelle depuis Communion.
De l’enlèvement à la relation avec les visiteurs
Le changement le plus important dans la pensée actuelle de Strieber concerne sa manière d’interpréter son expérience de 1985.
À l’origine, il la vit comme une agression : un phénomène violent auquel il résiste. Il raconte s’être réveillé entouré d’êtres qu’il ne pouvait identifier et avoir découvert ensuite des blessures physiques. Il consulte des médecins puis entreprend un travail d’exploration de ses souvenirs.
Mais quatre décennies plus tard, il ne veut plus que son histoire soit réduite au modèle classique de «l’abduction» dans laquelle il ne semble pas se reconnaitre.
Il décrit désormais cet événement comme initiatique. Cette rencontre a détruit sa conception du réel mais lui a également permis d’en construire une beaucoup plus vaste. Il considère aujourd’hui cette relation comme l’une des expériences les plus précieuses de son existence.
Cette évolution constitue l’un des fils conducteurs de l’entretien : passer de la terreur à la transformation.
Strieber reconnaît la dimension traumatique de certaines expériences, mais refuse désormais d’en conclure que les visiteurs seraient hostiles.
NDLR: la peur est viscérale et quasiment impossible à combattre, même si on est informé, dans l’attente, et dans la conscience qu’une telle peur peut exister. Même avec une grande expérience, on pense qu’un premier contact physique sera une expérience sidérante, boulversante, mais pas forcément terrifiante lorsque l’on est initié. L’interview souligne quand l’existence d’un flou et de manques de certitudes, même après 40 ans de contact qualifiés de physiques et / ou lucides.
Une expérience à la fois physique et spirituelle
Strieber insiste sur un point important : ses rencontres possèdent selon lui une composante physique réelle. Ce n’est plus une expérience vécue dans un état modifié proche du rêve, mais une expérience physique, dans notre réalité et 4 dimension (le temps est dimension, une composante de notre réalité (i.e. espace-temps).
Il affirme qu’un voisin aurait aperçu l’objet dans lequel il se trouvait lors de l’expérience de 1985 et l’aurait entendu crier. Il y a donc un témoignage extérieur.
Pour autant, la distinction habituelle entre phénomène matériel et phénomène spirituel lui paraît insuffisante. Il reste un aspect « multi dimensionnel » qui l’amène à envisager plusieurs explications : modification de l’apparence physique, technologie inconnue ou manipulation de la perception humaine.
Le phénomène se situe plutot à la frontière de plusieurs domaines que notre culture sépare habituellement : matière, conscience, perception et spiritualité.
Dès 1988, Strieber expliquait d’ailleurs qu’il ne pensait pas nécessairement que l’origine première du phénomène se trouvait sur une autre planète, mais possiblement dans « un autre aspect de la réalité », tout en précisant qu’il n’est pas aujourd’hui dans une recherche de compréhension de cette intuition (en un mot, il s’en fiche un peu car ce n’est pas ça qui compte vraiment pour lui).
Strieber ne dit rien sur les origines des visiteurs
Interrogé sur les Pléiadiens, les Arcturiens, les Andromédiens ou les différentes civilisations régulièrement mentionnées dans les récits de channeling dont ce site se fait l’écho (quand ces récits nous semble importants pour aborder certains aspects du phénomène), Strieber refuse d’entrer dans cette classification identitaire.
Il ne sait pas d’où viennent les visiteurs. Et cette question ne l’intéresse que très peu: ce qui compte pour lui est ce qui se passe dans la relation avec eux.
Cette prudence s’étend également à leurs connaissances, il ne les considère même pas comme des sachants pouvant prédire l’avenir et dire exactement quand se passera l’open contact ou faire des prédictions diverses.
« Je ne les considère pas comme des gourous »
Strieber affirme communiquer télépathiquement avec les visiteurs, mais il ne leur demande jamais de lui expliquer l’Univers ou ce genre de choses.
Il refuse explicitement de les considérer comme des gourous ou des personnes ayant accès à des vérités que l’humanité ne sait pas appréhender.
Selon son expérience, une intelligence non humaine n’est pas omnisciente : elle peut se tromper, et elle se trompe même très fréquement.
Il raconte même avoir reçu au fil des années plusieurs prédictions de leur part, qui se sont révélées fausses. C’est pour cette raison qu’il ne souhaite pas diffuser leurs prédictions.
Les visiteurs seraient extrêmement intelligents, mais ils ne posséderaient pas nécessairement toutes les réponses.
Les prédictions sont plutôt, de son avis, un moyen de se faire percevoir comme plus puissants qu’ils ne sont.
NDLR: pour des raisons que nous ne pouvons pas divulguer sauf dans un cadre scientifique pacifique post-contact à un moment ou une telle divulgation sera de facto inutile, nous pensons que cette interprétation est plausible dans le cadre d’un contact physique rapproché, l’humain étant plus dense et solide que les êtres qu’il décrit comme fragiles. En revanche, à distance, il ont des moyens extrêmement puissants de protection ou de coerciction, tels que des immobilisations du corps, impossibles à expliquer en l’état actuel de la science terrienne.
Strieber les décrit comme des partenaires d’une relation difficile, et non comme des maîtres spirituels auxquels l’humanité devrait obéir.
Des êtres télépathes dotés d’un esprit collectif
Strieber distingue plusieurs types d’êtres dans ses expériences.
Les plus petits, mesurant approximativement un mètre, pourraient selon lui fonctionner comme des extensions d’êtres plus grands. Il les compare à ce que seraient pour nous des robots ou des systèmes reliés par télémétrie à une intelligence principale.
Les êtres plus grands, d’environ 1,50 mètre, posséderaient au contraire une vie émotionnelle développée.
Il envisage également qu’ils puissent combiner biologie et technologie. Leur caractéristique essentielle serait cependant la télépathie. Strieber affirme que les visiteurs qu’il connaît ne possèdent pas de langage vocal comparable au nôtre. Leur communication serait directement mentale.
Il utilise une image particulièrement intéressante pour expliquer la différence entre eux et nous.
Les humains seraient des îles : des milliards de consciences individuelles fortement séparées les unes des autres.
Les visiteurs seraient davantage comparables à un archipel, composé de consciences beaucoup plus profondément connectées.
Cette différence expliquerait en partie, selon lui, leur fascination pour l’humanité.
NDLR: certains de ces êtres ont des capacités vocales, c’est-à-dire que l’expérience d’un dialogue articulé est possible (même s’il reste aussi possible que cette expérience soit simulé pour des raisons diverses dans le cadre d’un premier contact). En revanche, les superviseurs (que certains appellent « mantes ») semblent plutôt télépatiques et « ne parlent pas à voix haute » – tout se passe par la pensée. Il peut donc y avoir des variations selon les êtres et les expériences.
Pourquoi les humains les fascineraient-ils ?
Strieber pense que les visiteurs sont impressionnés par l’extraordinaire diversité de la conscience humaine.
- Plus de huit milliards d’individus constituent autant de mondes intérieurs différents.
- Pour une intelligence fonctionnant essentiellement sous forme collective ou télépathique, cette fragmentation représentent quelque chose d’exotique et même de difficile à supporter.
Les visiteurs et l’âme
Les visiteurs sont profondément conscients de l’existence de l’âme et ils savent communiquer avec des défunts.
Cette conviction rejoint l’évolution de sa pensée depuis Communion. Dès 1988, il déclarait penser que le phénomène finirait par nous obliger à reconsidérer la possibilité d’une âme indépendante du corps. (Beyond Communion)
NDLR : Cette conception rejoint également certains passages des « textes ummites » consacrés aux recherches sur l’âme menées à une époque sombre de leur histoire. Ce rappel constitue une digression anecdotique et non une tentative de lien entre les différents récits.
Dans l’entretien, il rapproche cette question de la tradition égyptienne de la pesée du cœur.
Les égyptien semblent avoir compris que, lorsque nous mourrons, il vaut mieux avoir fait la paix avec ses démons intérieure et son passé. L’image du cœur devant être aussi léger que la plume de Maât devient chez lui une réalité du chemin spirituel.
Il établit ensuite des correspondances avec le pardon chrétien, le bouddhisme, l’hindouisme, le shintoïsme et différentes traditions autochtones : toutes auraient, selon lui, identifié des chemins permettant d’« alléger l’âme ».
C’est d’ailleurs son chemin spirituel: plutôt que de chercher à devenir « fort en arcturien » ou en channelling, il vaut mieux chercher la paix pour soi-même, pour finir le coeur léger.
Une présence ancienne dans l’histoire humaine ?
Strieber envisage que les phénomènes aujourd’hui interprétés comme des rencontres avec des intelligences non humaines aient existé depuis très longtemps.
Il évoque notamment la vision d’Ézéchiel, qu’il interprète comme pouvant correspondre à l’observation d’un appareil technologique par quelqu’un qui était incapable de comprendre ce qu’il voyait autrement que par une interprétation religieuse (voir nos nombreux articles sur les extra-terrestres dans les religions, ici : https://aliencontactinfo.fr/category/metaphysique/religions-et-et/ ).
Il propose l’hypothèse selon laquelle, après les bouleversements climatiques survenus à la fin de la dernière période glaciaire (-12000), des visiteurs auraient pu intervenir auprès des populations survivantes et contribuer à transmettre certains éléments de civilisation ou d’agriculture afin que l’humanité de l’époque, quasiment décimée par les changements climatiques et les catastrophes qui l’accompagne, ait une chance de survivre.
En revanche, il ne sait pas si les visiteurs actuels seraient identiques à ceux qu’il suppose derrière certains récits anciens. Il imagine plausible de dire que différentes entités sont impliquées à différents stade de l’humanité.
NDLR: celà signifie que même si vous faites partie des personnes pour qui le phénomène est une évidence, il est à l’heure actuelle (septembre 2026) absolument impossible pour lui de confirmer les récits et mythes ufologiques que nous connaisssons aujourd’hui. Nous pensons également qu’en réalité, ce n’est pas le vrai sujet et que ces mythes ne sont que des échelons, sur lesquels il ne faut pas passer trop de temps sous peine de rater les marches suivantes et rester coincé à des étages intermédiaires.
Des visiteurs plus petits que ceux représentés par Spielberg
Interrogé sur la représentation des extraterrestres dans le film Disclosure Day de Steven Spielberg, (on voit un ET de 2m de haut très grand, à la fin du film) Whitley Strieber distingue surtout deux tailles de visiteurs. Les plus petits mesureraient environ un mètre et ne constitueraient pas, selon lui, des individus totalement autonomes : ils fonctionneraient comme des extensions ou des projections d’êtres plus grands, un peu à la manière de drones biologiques reliés à une intelligence principale.
Les visiteurs plus grands atteindraient environ 1,50 mètre et posséderaient une vie émotionnelle beaucoup plus riche. À propos de l’être montré à la fin d’un film récent de Spielberg, Strieber plaisante surtout sur le fait que celui-ci est présenté en fauteuil roulant : la vieille « dame Grey » qu’il dit connaître serait âgée, mais n’aurait absolument pas besoin d’un fauteuil. Plus largement, son témoignage décrit donc des êtres généralement plus petits et physiquement plus fragiles que les humains, ce qui expliquerait aussi, selon lui, une partie de leur prudence lorsqu’ils nous approchent
NDLR: Score donné par AlienContactInfo : 100% pour la taille de 1m / 1m50 , pas de vraies infos sur des différences de statuts selon la taille, mais plutôt sur des supposées « mantis » , avec un rôle certain de « superviseur » (environ 2m/2m50 de haut, crane triangulaire, mais apparaissant voilés, sans doute pour ne pas nous faire peur, puis dialogue télépatique sans aucun regard « les yeux dans les yeux », donc visibilité de l’être absolument pas garantie, avec soupçon de pouvoir prendre plusieurs formes, bien que les petits soient sympatiques (capacité d’expression faciales , sourires etc), plutôt bleutés (bleu noir avec reflets comme cristaux de carbone), et certains peuvent effectivement avoir des élements biomécanique (micro-briques) tout en ayant une conscience individuelle et un caractère assimilable à un humain de tous les jours.
NDLR2 : on n’a pas trouvé Disclosure Day très interessant par rapport à d’autres films, bien que certains clichés soient drôles. La télépathie est caricaturale et ce film éloigne d’un véritable contact personnel et serait plutôt à ranger dans la catégorie « brouillard de fumée pour éloigner du phénomène en le caricaturant », même s’il est possible que le film constitue une porte d’entrée pour certains, et apparement, un « espoir » pour d’autres.
Pour AlienContactInfo, la référence à Disclosure Day adulée comme un messie dans les milieux spirituels internationaux est plutôt une preuve de non contact visuel avec les entités en question et une preuve d’un manque de culture cinématographique évident. On est peut-être un peu dur sur ce point, mais c’est notre sentiment profond par rapport à notre expérience. Ou alors, on n’a pas du tout rencontré les mêmes que Spielberg…
Une période de bouleversements jusqu’aux environs de 2035
Strieber pense que les prochaines années seront marquées par d’importants bouleversements environnementaux : sécheresses, vagues de chaleur, incendies, tempêtes, séismes et activité volcanique.
Mais il refuse d’en faire une prophétie extraterrestre. Lorsque Jannecke Øinæs (hote de l’interview) lui demande si les visiteurs lui ont annoncé ces événements, il répond clairement que leurs prédictions se révèlent régulièrement erronées.
Sa conviction concernant les bouleversements environnementaux provient donc davantage de sa propre lecture de l’évolution de la planète, pas d’une prédiction venue d’outre-espace.
Il évoque une période particulièrement mouvementée allant jusqu’aux alentours de 2035.
Cette préoccupation environnementale n’est d’ailleurs pas récente : Nature’s End, publié dès 1986 avec James Kunetka, imaginait déjà un monde profondément déstabilisé par la dégradation de l’environnement. (Beyond Communion)
Strieber ne prévoit cependant pas la fin du monde. Il considère la Terre comme extrêmement résiliente et pense que l’humanité finira par participer à son rééquilibrage lorsqu’elle sera contrainte de le faire.
NDLR: point besoin d’INH ou de channelling sur ce point. Il suffit de s’interesser à des personalités bien terriennes comme Marc Jancovici et d’autres pour constater que les prédictions climatique catastrophiques se confirment (au moins depuis 2026). C’est d’ailleurs notre critique principale envers les personnes trop ésotériques: leur ignorance du fait scientifique et leur manque de curiosité sur les avancées de la science et des technologies qui rend très crédules (par exemple, « l’effet mandela » qui ignore complétement le Lidar, les satellites, et autres moyens d’étude de la Terre qui n’existaient pas il y a quelques années).
NDLR: Pour la dernière interview de « Janco » à la date de cet article (sept 2026) et son absence d’étonnement quand aux évenements climatiques prédit depuis longtemps et qui ne sont qu’un avant-goût de ce qui nous attend, sans avoir besoin d’aucune INH pour l’affirmer… C’est plus précis et documenté que tout ce que peuvent dire des prédicateurs qui sont tellement dans leur bulle qu’il ne savent même pas ce qu’est l’ESG (environnement, social/sociétal, gouvernance).
La divulgation progresse, mais elle n’a pas encore eu lieu
Pour Strieber, le processus avance car le sujet est désormais beaucoup plus facile à aborder publiquement et les changements intervenus ces dernières années sont réels, notament en raison de la « disclosure » américaine et des témoignages divers.
Cependant, sa définition de ce que doit être la divulgation est beaucoup plus exigeante. Elle vise à liberer l’information pour qu’elle ne reste pas dans le giron des pouvoirs et des possédants.
Deux étapes seraient nécessaires.
1. Publier les données biologiques
- Une véritable divulgation supposerait d’abord la publication des rapports biologiques correspondants aux corps détenus par les autorités US, ainsi que des photographies complètes permettant au public et aux scientifiques de les examiner.
2. Exposer publiquement un appareil récupéré
Il suppose que les États-Unis disposent d’appareils au moins partiellement intacts.
- L’un de ces objets devrait être placé au Smithsonian Institution à Washington, accessible au public.
- Si plusieurs appareils existent, ils devraient être répartis dans différentes institutions à travers le monde.
- Il s’agit de rendre les preuves matérielles directement accessibles à l’humanité, sans le filtre des pouvoirs et des possédants.
Pour lui, des vidéos floues accompagnées de déclarations énigmatiques ne constituent pas une divulgation.
Et si les gouvernements ne détenaient pas l’information la plus importante ?
Strieber apporte ensuite une nuance : même si les gouvernements possèdent éventuellement des matériaux, des appareils ou des données biologiques, il n’est pas convaincu qu’ils détiennent la partie la plus importante de l’information.
Celle-ci se trouve chez les personnes directement en contact avec les visiteurs, et n’est donc pas forcément matérielle.
Il évoque une très vaste communauté d’expérienceurs, composée de personnes de tous horizons, parmi lesquelles des individus diplômés et intellectuellement très compétents, et des personnes de la vie de tous les jours.
La véritable divulgation n’est donc un processus descendant dans lequel un gouvernement finit par révéler ce qu’il sait.
Elle doit être ascendante : des milliers d’expériences individuelles finissent progressivement par modifier la compréhension collective du phénomène.
NDLR: dans un pays comme la France, le sujet INH/UAP est toujours considéré comme un phénomène de farfelus. Le refus d’y croire reflète la peur d’être jugé, la peur du ridicule, le besoin de s’insérer dans les normes, le mimétisme social qui rend suspect un fait remettant en question le socle social. C’est un reflexe tribal très ancien (qui semble aussi exister chez certains animaux).
La divulgation ascendante se heurete aussi au manque d’autotité et de légitimité. Par exemple, nous ne postons pas sur LinkedIn car nous imaginons un risque professionnel, qui peut être réel ou pas. Nous sommes tous conditionnés à éviter certains cercles pour certains sujets. Une divulgation ascendante sera donc necessairtement plus lente et nécessite aussi une grande dose de courage et de capacité de se passer du cercle où l’on divulgue. Ce n’est pas donné à tout le monde.
Il faudra une dose de descendant et d’ascendant. Nous avons besoin d’une information vraiment frappante pour commencer à poster dans des cercles mimétiques et auto-censurés – avec un jugement féroce et agressif du point de vue professionnel – comme peut l’être un réseau comme Linkedin par exemple.
Le véritable choc sera ontologique
Strieber considère que la révélation publique d’une intelligence non humaine provoquerait un choc ontologique.
Le choc pourrait être particulièrement difficile à encaisser pour certains représentants des élites scientifiques et intellectuelles, car une véritable divulgation remet en question leur statut de sachant et « d’experts » : ces personnes apparaitrait alors comme n’importe quel ignare, pas plus informé qu’un quidam même pas bachelier.
Pour Strieber, les résistances les plus importantes apparaîtront donc chez ceux dont la conception du réel est la plus fortement structurée.
On le voit deja, sans besoin INH, entre scientifiques et dans les médias.
Peut-on provoquer soi-même le contact ?
Strieber considère qu’il est possible d’essayer, en envoyant intentionnellement des signaux mentaux marquant un consentement au contact.
Mais il établit une différence fondamentale entre obtenir une manifestation et construire une relation.
Le second processus serait beaucoup plus difficile.
Il souligne d’ailleurs un risque psychologique intéressant : une personne désirant tellement le contact peut finir par construire inconsciemment une relation imaginaire et dialoguer avec une partie d’elle-même qu’elle interprète comme extérieure.
Son conseil est donc relativement simple :
- humilité, patience et absence d’exigence.
Il pense surtout que les visiteurs choisissent eux-mêmes les personnes avec lesquelles ils souhaitent établir une relation.
NDLR: plusieurs chemins sont possible et il faut considérer que l’experience de Strieber a commencé à une époque déjà lointaine où les INH eux-même n’étaient pas forcément expérimentés. En 40 ans, il ont pu mettre au point un process plus adapté à nos consciences.
Selon notre expérience il faut dabord s’interesser sérieusement au phénomène. Par exemple, les lettres ummites sont – à notre avis – un élement de premier contact permettant à des INH d’avaluer comment un sujet réflechit par rapport à une telle transmission, et ce qu’il en retire à titre personnel. Des preuves peuvent en même temps ou ensuite être données, par le biais d’expérience inexplicables mais réellement convaincantes et qui n’ont rien à voir avec « voir des martiens ». Il appartient au sujet de mettre en relation cette expérience avec son centre d’intérêt INH.
Puis se construit une relation de confiance avec le temps. Puis, enfin, des contacts ont lieu dans une réalité parrallèle que l’on peut appeller « rêve » ou « rêve lucide » (pour faire vite).
Puis, le sujet en relation, peut carrément exiger des preuves qui se manifesteront de différentes façon en fonction de la capacité su sujet à les comprendre et à réagir pacifiquement. Des contacts éloigné peuvent suffire (voir un objet bizarre dans le ciel après avoir demandé une preuve supplémentaire). Il y a surement plusieurs cas de figure, presqu’autant que de personnes peut-être.
Ce cheminement progressif , qui peut prendre des années, peut être un processus qui résulte de leur propre expérience désormais assez longues avec des humains de toute sorte, c’est-à-dire qu’il ya une adaptation du contact aux capacité de chacun.
Que pourraient-ils apporter à l’humanité ?
Strieber refuse encore une fois de dresser une liste de technologies ou de révélations que les visiteurs pourraient nous transmettre. Il dit qu’il s’en fiche de connaitre les dimensions de l’univers et de comprendre le « grand tout », et préfère prendre sa propre existence comme exemple.
- Ce que cette relation lui a apporté est une extension considérable de sa perception de la réalité.
- Ainsi qu’une conviction beaucoup plus profonde de l’existence et de la valeur de l’âme.
En retour, il pense que les visiteurs pourraient également rechercher quelque chose auprès de l’humanité.
Il évoque notamment leur physique fragile et les récits concernant l’hybridation, sans prétendre connaître leur objectif réel. La relation serait donc potentiellement réciproque. Nous sommes aussi fascinants et « flippant » pour eux qu’ils le sont pour nous.

Conclusion / Take away:
Après près de quarante années consacrées au phénomène, Whitley Strieber ne présente plus le contact comme une simple question d’OVNI. Son interrogation principale concerne désormais la relation entre deux formes d’intelligence.
Cette approche est, à notre avis, plus enrichissante que la recherche de preuves matérielles, dont on ne peut pas non plus dire qu’elle est inutile dans un cadre élargi, la majorité des humains ayant besoin de ces preuves. Même la plupart des expérienceurs restent dans l’attente d’une confirmation plus solide que des intuitions aussi fortes soit-elles.
En revanche, elle nous conforte dans une intuition assez persistante depuis l’été 2026 : le contact est avant tout personnel, il repose sur une volonté et une conviction (croyance) et doit savoir se passer de preuves matérielles, avant de se traduire en faits objectifs, partageables avec d’autres ou présenté à l’humanité dans son ensemble.
À retenir
- Strieber considère la présence des visiteurs comme réelle et déjà active dans la vie humaine.
- La véritable divulgation exige des preuves matérielles accessibles au public.
- Les vidéos floues et les déclarations ambiguës ne constituent pas une divulgation.
- Les gouvernements ne détiennent peut-être pas les informations les plus importantes.
- Les expérienceurs sont une source essentielle pour comprendre le phénomène.
- Il ne considère pas les visiteurs comme des gourous ni comme des êtres omniscients.
- Il affirme que la plupart de leurs prédictions se sont révélées fausses (prédictions directes ou via des channels)
- Il décrit les visiteurs comme principalement télépathes et dotés d’une forme de conscience collective.
- Il associe le phénomène à la conscience, à l’âme et à la transformation intérieure.
Source
Chez AlienContactInfo, on présente rarement nos source pour des raisons que nous expliquerons peut-être un jour. Lorsque nous le faisons, c’est que la source nous semble avoir une valeur largement supérieure aux autres et corespond à des élements communs qui doivent profiter à d’autres.
Les principaux livres de Whitley Strieber
Communion: A True Story — 1987
Son ouvrage le plus célèbre et le point de départ de toute son œuvre consacrée aux visiteurs. Il relate principalement ses expériences de 1985-1986. Le livre reste plusieurs mois dans les listes américaines de best-sellers et est adapté au cinéma en 1989 avec Christopher Walken. (Beyond Communion)
Transformation: The Breakthrough — 1988
Suite directe de Communion. Strieber y décrit l’évolution de son rapport aux visiteurs et commence à dépasser la lecture exclusivement traumatique de l’expérience. Le livre devient également un best-seller du New York Times. (Beyond Communion)
The Wolfen — 1978
Premier grand succès de fiction de Strieber. Le roman imagine une espèce de prédateurs lupins vivant secrètement à proximité des humains. Il est adapté au cinéma en 1981. (Beyond Communion)
The Hunger — 1981
Roman de vampires qui contribue fortement à sa réputation d’écrivain fantastique. Son adaptation cinématographique de 1983, avec Catherine Deneuve, David Bowie et Susan Sarandon, devient un film culte. (Beyond Communion)
Warday — 1984
Écrit avec James Kunetka, Warday décrit les États-Unis quelques années après une guerre nucléaire limitée. Le livre constitue l’un des grands succès de Strieber avant Communion. (Beyond Communion)
Nature’s End — 1986
Également écrit avec James Kunetka, ce roman d’anticipation décrit les conséquences d’une crise écologique mondiale. Il montre que les préoccupations environnementales exprimées par Strieber dans l’entretien actuel étaient déjà centrales dans son œuvre avant ses récits sur les visiteurs. (Beyond Communion)
Breakthrough: The Next Step — 1995
Troisième grande étape de ses récits personnels après Communion et Transformation. Il poursuit son exploration du contact et de ses implications pour la conscience.
The Secret School — 1997
Strieber revient notamment sur des expériences qu’il situe durant son enfance et sur leur possible rôle de préparation au contact.
Confirmation — 1998
Ouvrage davantage orienté vers la recherche d’éléments matériels et de témoignages autour du phénomène OVNI et des rencontres rapprochées.
The Key — 2001
L’un de ses ouvrages les plus singuliers sur le plan métaphysique. Strieber y rapporte une conversation mystérieuse avec un homme rencontré à Toronto et développe des réflexions sur la conscience, l’âme, Dieu et la nature de la réalité.