Disclosure UAP 2026: depuis juin 2026, la disclosure officielle américaine sur les UAP a accéléré.
On peut deja dire que c’est une confirmation de plusieurs prédictions enregistrées dans notre section « Prédictions 2027 ».
Mais, si Washington publie désormais davantage de dossiers militaires récents, parfois réellement troublants, il ne reconnaît toujours pas l’existence d’engins extraterrestres ou de technologies non humaines.
La nouveauté majeure est le programme PURSUE. À la suite d’une directive présidentielle de février 2026, le Pentagone et l’ODNI ont engagé une revue inter-agences et commencé à publier progressivement des dossiers UAP demeurés non résolus.
Au 17 août 2026, trois grandes vagues de publications permettent de dresser une première chronologie.
Avant propos : AARO vs PURSUE ?
Avant 2026, AARO constituait l’une des principales interfaces publiques du Pentagone sur les UAP. Avec PURSUE, la décision de rendre des documents publics est désormais portée directement au niveau présidentiel, du Department of War et de l’ODNI.
En avril 2026, la commission Oversight de la Chambre indiquait que sa Task Force avait jugé les réponses fournies par AARO « less than adequate » et demandait au Department of War l’accès à des vidéos supplémentaires que l’AARO était supposée détenir. La même publication rappelle qu’AARO est une structure mandatée par le Congrès.
On peut donc raisonnablement lire PURSUE comme une nouvelle voie de disclosure qui ne dépend plus exclusivement d’AARO. C’est un dénigrement manifeste de la façon dont AARO gérait ces dossiers, cette gestion lui étant partiellement retirée pour les besoins de la disclosure.

Timeline : la disclosure officielle depuis juin 2026
12 juin 2026 — PURSUE Release 03 : les dossiers contemporains apparaissent
Le gouvernement américain publie des vidéos, images, témoignages recueillis par le FBI et documents provenant notamment du Pentagone, de la CIA et de la NASA.
Plusieurs dossiers concernent des observations relativement récentes.
Un incident d’octobre 2023 dans l’Ouest américain rapporte ainsi l’observation, par des témoins officiels, de plusieurs objets ou lumières présentant des mouvements jugés inhabituels. D’autres documents évoquent une sphère lumineuse observée en 2024-2025.
Cependant, certaines des images publiées ne sont pas des photographies des phénomènes observés, mais des reconstitutions graphiques réalisées à partir des témoignages.
Release 03 mélange par ailleurs ces dossiers récents avec de nombreuses archives historiques déjà connues ou partiellement déclassifiées.
Ce qui change : le public commence à accéder à davantage de cas contemporains recueillis par des organismes fédéraux, et non plus uniquement aux grands classiques de l’histoire des OVNI. Toutefois, le mélange « fourre tout » de certains dossier fait penser que le but est de noyer quelques informations significatives dans un flot d’informations sans importance, éloignant ainsi le grand public de ces informations.
Fin juin 2026 — Les UAP deviennent davantage un sujet scientifique institutionnel
À la fin du mois de juin, l’ODNI met en place une nouvelle structure de gouvernance consacrée aux UAP ainsi qu’un UAP Science Advisory Council, auquel participe notamment l’astrophysicien Avi Loeb.
Ce changement est moins spectaculaire qu’une vidéo, mais institutionnellement important car une expertise scientifique extérieure est intégrée formellement.
10 juillet 2026 — PURSUE Release 04 : vidéos militaires et retour aux grands dossiers historiques
La tranche mélange encore des dossiers contemporains et des archives remontant aux premières décennies du phénomène : Project Sign, les célèbres green fireballs signalées autour de Los Alamos et différentes observations militaires historiques.
Parmi les dossiers plus récents figure notamment un rapport de 2019 dans lequel un aviateur très expérimenté décrit un objet présentant des caractéristiques de vol qu’il ne parvient pas à identifier.
L’agence ne parle pas d’« engin » ou de technologie inconnue : elle décrit simplement une zone de contraste visible dans l’image et précise qu’aucun jugement analytique particulier n’est attaché à la publication.
Si la vidéo est officiellement authentique, l’interprétation est bien au-delà de la prudence.
20 juillet 2026 — Rapport annuel AARO FY2025 : la disclosure quantifiable
AARO indique avoir reçu 319 nouveaux signalements pendant la période considérée.
- 114 nouveaux dossiers ont été résolus ;
- 256 dossiers plus anciens ont également été clôturés ;
- soit 370 dossiers résolus, tous attribués à des phénomènes ou objets conventionnels : ballons, satellites, oiseaux, avions, drones ou autres explications ordinaires ;
- 191 nouveaux cas ont été archivés faute de données suffisantes ;
- 9 dossiers nécessitaient une analyse supplémentaire.
AARO comptabilisait alors 1 870 dossiers au total.
Ces chiffres permettent de comprendre un élément souvent perdu dans le débat public : une proportion importante des UAP restent « non résolus » non parce qu’ils défient la physique connue, mais parce que les informations disponibles ne permettent simplement pas de déterminer ce qui a été observé.
Le même rapport contient néanmoins quelques éléments beaucoup plus intrigants.
Certains signalements effectués autour de sites relevant de la sécurité nationale décrivent des performances qui, si elles étaient confirmées, dépasseraient les capacités technologiques connues. AARO précise toutefois que les observations concernées ne disposent pas des données techniques permettant de valider les constatations.
Plus étonnant : un dossier maritime rapporte l’observation d’environ une centaine d’UAP aériens et de deux systèmes de surface au large de la Virginie. L’enquête était toujours ouverte.

7 août 2026 — PURSUE Release 05 : le dossier AC-130J change la qualité du débat
Release 05 constitue probablement la publication la plus intéressante de l’été pour qui cherche des données contemporaines issues de plateformes militaires.
1) Plusieurs enregistrements associés à un AC-130J des forces spéciales américaines dans le golfe d’Oman en 2021.
Le rapport décrit environ 25 objets qualifiés d’« orbs » (orbes).
Selon les informations consignées dans le dossier, ces objets auraient présenté :
- une faible signature thermique en infrarouge ;
- des vitesses estimées comprises entre environ 250 et 1 300 mph (ndlr : environ 400 et 2100 Km/h);
- des changements de comportement lorsque l’AC-130J ouvrait le feu au canon.
Mais, si ces caractéristiques figurent dans le rapport déclassifié ; elles ne constituent pas des performances officiellement validées par AARO.
Une partie des vidéos diffusées est en outre constituée de captations secondaires d’un écran affichant les données du capteur infrarouge de l’AC-130, et non des données natives elles-mêmes.
2) Un témoignage rétrospectif d’un pilote affirmant avoir observé en 2002 à Bagram un immense objet triangulaire silencieux.
Ce cas repose sur un témoignage recueilli longtemps après les faits et sur une reconstitution graphique. Il s’agit donc de la publication officielle d’un témoignage , pas de la publication d’une preuve physique du phénomène décrit.
3) Des images thermiques prises en 2026 par un agent fédéral, montrant deux objets sombres se déplaçant ensemble.
Il s’agit du dossier FBI-UAP-PR007, “Slow-moving Objects,” 2026, publié le 7 août 2026 dans PURSUE Release 05.
Vidéo officielle — DVIDS / AARO :
https://www.dvidshub.net/video/1017801/fbi-uap-pr007-slow-moving-objects-2026
La description officielle précise qu’un U.S. Government Special Agent a filmé, avec un dispositif thermique portatif, deux zones de contraste lentes en mode “black-hot”, lors d’un incident survenu dans l’Ouest des États-Unis en 2026.
Rapport FBI associé — FBI-UAP-D032, FD-302 :
https://www.war.gov/medialink/ufo/release_05/Aug_07/documents/FBI-UAP-D032_FD-302_Slow-moving-Objects_2026.pdf

Ce qu’il faut retenir
1. Les États-Unis publient désormais des dossiers beaucoup plus récents
La disclosure officielle n’est plus dominée exclusivement par Roswell, Blue Book ou des archives vieilles de plusieurs décennies.
Les nouvelles publications comprennent désormais des observations réalisées par des pilotes, des agents fédéraux, des plateformes militaires et des systèmes de détection contemporains, avec des dossiers allant jusqu’à 2026.
Cela ne prouve rien quant à leur origine, mais cela démontre que le phénomène UAP demeure un sujet opérationnel actuel pour plusieurs institutions américaines.
2. Certains dossiers contiennent réellement des performances extraordinaires, mais seulement à l’état d’allégations techniques
Le cas AC-130J / golfe d’Oman est à ce titre probablement le plus important.
Il ne s’agit pas simplement du témoignage d’un civil ayant aperçu une lumière dans le ciel : le dossier concerne une plateforme militaire disposant de capteurs et d’un équipage entraîné.
Les vitesses, signatures infrarouges et comportements décrits deviennent donc techniquement intéressants.
Ce dossier peut théoriquement être soumis à une analyse technique.
3. « Unresolved » ne signifie toujours pas « non-human »
Le rapport FY2025 fournit probablement le meilleur antidote aux raccourcis autour de la disclosure.
Sur 319 nouveaux signalements, 191 ont été archivés faute de données suffisantes.
Autrement dit, beaucoup de mystères UAP sont des mystères au sens administratif du terme : l’enquête ne dispose simplement pas de suffisamment d’informations pour conclure.
Un phénomène peut donc être simultanément authentiquement observé, officiellement documenté et parfaitement non identifié, sans qu’aucune technologie inconnue ait pour autant été démontrée.

4. La frontière officielle reste très nette sur les matériaux récupérés
C’est probablement le point le plus important si l’on compare la disclosure officielle avec les affirmations de David Grusch, Steven Greer ou d’autres témoins parlant de programmes secrets de récupération.
La position officielle d’AARO demeure qu’elle ne dispose d’aucune preuve établissant qu’une entité gouvernementale américaine ou privée ait récupéré ou exploité des matériaux provenant d’un UAP.
Il n’existe donc toujours aucune reconnaissance officielle :
- de corps non humains ;
- d’engins extraterrestres récupérés ;
- de programmes de rétro-ingénierie d’une technologie non humaine ;
- de contacts avec une intelligence non humaine ;
- ni même d’un UAP dont les autorités auraient officiellement établi qu’il possède des capacités technologiques dépassant celles de l’humanité.
Une disclosure de transparence, pas encore une disclosure extraterrestre
Au 17 août 2026, la formulation la plus exacte serait donc probablement celle-ci :
« Le gouvernement américain révèle qu’il possède et étudie des dossiers UAP récents, sérieux et parfois extraordinairement étranges » : oui.
« Le gouvernement américain reconnaît que certains de ces objets sont d’origine non humaine » : non.
Washington accepte donc de publier des dossiers militaires récents demeurant non résolus, y compris lorsque leur contenu est difficile à expliquer immédiatement, sans nécessairement accompagner leur publication d’une explication définitive.

