Dans l’enseignement de Bashar, “suivre sa plus haute excitation” n’est pas un slogan de développement personnel. L’excitation, au sens où il l’emploie, désigne l’élan intérieur le plus vivant, le plus évident, le plus chargé d’énergie positive dans un moment donné.
Cette excitation est un alignement. Ce n’est pas une « mission de vie » spectaculaire qui vous mets sur un piedestal.
Elle peut prendre la forme d’un projet, d’une conversation, d’une recherche, d’un geste simple. Elle indique ce qui correspond le plus à notre vibration réelle à cet instant.
Cette méthode sert à choisir quoi faire maintenant, dans quel ordre agir, quelle piste suivre, quelle décision prendre, et comment sortir de la confusion mentale. Pour Bashar, suivre son excitation permet de revenir à son “vrai soi”, de laisser la vie s’organiser par synchronicité, et de recevoir les informations utiles au bon moment.
Cette attitude est naturelle pour les Sassani (civilisation de Bashar). Les Sassani ne “stockent” pas le passé dans leur mémoire, et Bashar se décrit « sans aucune mémoire ». Mais ils savent ce qu’ils ont besoin de savoir au moment exact où cela leur est utile.
Pour les humains, c’est plus difficile, car nous nous appuyons fortement sur la mémoire, l’anticipation, les peurs et les scénarios mentaux.
1. L’excitation comme boussole intérieure
Une énergie qui indique la bonne direction
Pour Bashar, l’excitation est un signal. Elle indique la direction la plus alignée avec ce que nous sommes réellement. Elle ne dit pas forcément tout le chemin à l’avance. Elle montre simplement la prochaine action disponible.
Il ne s’agit pas de connaître tout le plan de sa vie comme une révélation poctuelle.
Il s’agit plutôt d’identifier, dans le moment présent, l’option qui contient le plus d’élan, de joie, d’ouverture ou de curiosité. C’est une révelation continue.
Cette méthode repose donc sur une logique simple : à chaque instant, plusieurs options existent. Parmi ces options, l’une porte plus d’énergie que les autres. C’est celle-là qui doit être suivie, à condition de pouvoir l’accomplir concrètement et honnêtement.
Suivre son excitation ne signifie pas fuir ses responsabilités
Suivre son excitation ne veut pas dire tout abandonner, ignorer ses engagements ou agir de manière impulsive. Bashar insiste au contraire sur la responsabilité personnelle, la clarté dans la communication et le respect des conséquences de ses actes.
L’excitation n’est pas une excuse pour éviter la réalité.
Si une personne a encore des croyances fortes autour de la sécurité, de l’argent, du travail ou de la stabilité, Bashar ne conseille surtout pas de les nier brutalement.
Il invite à les reconnaître et à avancer au rythme où elles peuvent être transformées.
Forcer un changement que l’on ne croit pas encore possible, croyance qui est du domaine de l’inconscient, crée plus de tension que d’alignement.
Le chemin de moindre résistance
La méthode de Bashar n’est pas violente. Elle ne demande pas de tout casser pour être “spirituel”. Elle demande de suivre le chemin de moindre résistance, c’est-à-dire l’action la plus alignée que l’on peut réellement poser maintenant.
Une personne peut sentir une grande excitation pour changer de métier, créer une entreprise ou partir vivre ailleurs. Mais si elle porte encore une peur massive autour de la sécurité matérielle, l’action la plus alignée n’est pas forcément de tout quitter du jour au lendemain.
L’excitation n’est pas une action impulsive.
L’action juste peut être plus simple : se renseigner, rencontrer quelqu’un, tester une activité, écrire un plan, réduire une dépendance, commencer une formation, modifier progressivement son environnement.
Suivre son excitation, ce n’est pas brûler les étapes. C’est avancer dans la direction la plus vivante, avec le niveau de confiance réellement disponible.
Et si l’excitation baisse en cours de route, cela ne signifie pas forcément que l’on s’est trompé. Cela peut simplement indiquer que cette piste a rempli sa fonction, qu’elle a conduit à une information, une rencontre ou une prise de conscience, et qu’une autre direction devient maintenant plus vivante.
Dans ce sens, il n’y a pas vraiment d’échec : il y a un chemin, des ajustements et des bifurcations.
2. L’excitation comme principe organisateur
Le moteur et l’organisation de la vie
Bashar présente l’excitation comme deux choses à la fois : un moteur et un principe organisateur.
Elle est un moteur parce qu’elle donne l’énergie d’agir. Elle donne envie d’avancer. Elle attire l’attention. Elle rend les obstacles moins lourds.
Elle est aussi un principe organisateur parce qu’elle classe les priorités.
Lorsque l’on agit d’abord sur ce qui contient le plus d’excitation, les autres choses se placent plus naturellement dans le bon ordre. Certaines deviennent plus faciles. Certaines se transforment. Certaines disparaissent parce qu’elles n’étaient pas réellement nécessaires.
Cette idée répond directement à la sensation moderne d’être débordé. Quand tout semble urgent, Bashar invite à demander : parmi les options réellement disponibles maintenant, laquelle contient le plus d’énergie vivante ?
Le manque de temps comme signe de désalignement
Dans une session de quetsions-réponses, une personne explique qu’elle a l’impression de se battre contre le temps linéaire, avec trop de choses à faire.
Bashar répond que cette impression vient souvent du fait de faire plus que ce qui est réellement nécessaire, ou de ne pas commencer par ce qui excite le plus.
L’idée est que beaucoup d’actions viennent d’anciennes « définitions » personnelles : “je dois faire cela”, “je dois être comme ça”, “je dois suivre cette méthode”.
En suivant d’abord l’excitation la plus forte, la journée s’organise autrement. Ce qui est vraiment utile reste. Ce qui était seulement lié à la peur, à l’habitude ou au besoin de contrôle perd de son importance.
En revanche, tout ce qui ne nous excite pas ne va disparaître comme par magie dans un univers parallèle, car nous vivons avant tout dans une réalité qui est un consensus commun, avec des interactions avec des gens qui ne sont pas du tout initiés à ce types de principes.
Suivre son excitation revient alors à remettre de la conscience dans la situation, et toujours tenter : tenter de commencer par l’action la plus vivante disponible, puis organiser le reste avec intégrité, responsabilité et communication.
Faire les choses de la manière la plus excitante
Parfois, une personne croit qu’une activité ne l’intéresse plus. Mais le problème ne vient pas de l’activité elle-même. Il vient de la manière dont elle l’accomplit. Une tâche peut redevenir vivante si elle est abordée sous un autre angle, avec plus de créativité, de liberté ou de cohérence.
Avant de conclure qu’un domaine doit être abandonné, il faut donc poser une question simple : existe-t-il une manière plus excitante, plus juste, plus personnelle de faire cela ?
Cette nuance rend la méthode plus mature. Elle évite de confondre alignement et instabilité permanente.
3. Les croyances qui bloquent l’alignement
“Mon excitation ne peut pas me soutenir”
L’un des blocages les plus fréquents dans les sessions de questions-réponses, est la croyance que l’excitation ne peut pas soutenir la vie matérielle. Beaucoup de personnes opposent leur joie intérieure et leurs besoins terrestres : argent, logement, obligations familiales, sécurité, travail.
Bashar répond que le conflit ne vient pas de l’excitation elle-même. Il vient de la croyance que l’excitation ne peut pas répondre aux besoins concrets.
Si une personne croit profondément que sa joie ne peut pas la soutenir, elle crée une expérience où cette croyance est confirmée.
C’est ce point qui rend les choses difficiles pour les humains sur Terre : nous accordons une confiance totale à des définitions qui nous font perdre confiance en nous.
Or, une croyance n’est pas une simple opinion ; c’est une forme de gouvernail intérieur, que nous ne voyons pas forcément. Ce que nous tenons pour vrai oriente notre perception, nos choix, nos réactions et donc l’expérience que nous finissons par vivre.
Si nous donnons autorité à une croyance de peur, d’indignité ou de manque, notre réalité tend à nous conduire dans cette direction. Pourquoi ? Parce qu’on contrôle la réalité, non pas en faisant des voeux, mais par nos croyance profondes enfouies en nous. Notre formattage social et éducatif fait tout pour créer de telles croyances. Et il est difficile de s’en débarrasser, car ces croyances sont comme des organismes… mues par un instinct de survie, elles provoquent des événements et des reflexions qui les renforcent.
L’esprit physique veut contrôler le “comment”
L’esprit physique veut savoir comment les choses vont arriver. Il veut un plan complet, une garantie, une sécurité visible. Or, l’esprit physique sert à expérimenter la réalité présente, à choisir, à agir, à constater.
Il n’a en fait aucun moyen de prédir ou de garanti. Un medium-voyant vraiment honnête le sait parfaitement: ce qu’il voit sont des probabilité, mais il ya d’autres chemins.
L’esprit supérieur (oversoul), lui, organise les connexions plus larges. Il orchestre les rencontres, les timings, les bifurcations, les opportunités.
Le problème commence quand l’esprit physique veut prendre le rôle de l’esprit supérieur. Il veut contrôler toutes les étapes, prévoir toutes les issues, sécuriser tous les détails. Cette volonté de contrôle bloque la synchronicité et ne cause rien.
Suivre son excitation demande donc un déplacement intérieur : agir clairement dans le présent, sans exiger de connaître toute la mécanique du futur.
L’attente bloque le processus
Bashar distingue l’action alignée et l’attente.
- L’action alignée consiste à suivre à chaque instant l’élan le plus fort, puis à rester ouvert à la forme que prendra le résultat, mais sans attendre aucun résultat.
- L’attente consiste à exiger que la réalité produise un résultat précis, sous une forme précise, dans un délai précis.
L’attente enferme la réalité dans un scénario alors que l’alignement laisse la synchronicité utiliser toutes les options disponibles pour créer un résultat.
On peut agir avec conviction sans se crisper sur un résultat. On peut avancer avec confiance sans imposer au réel une forme unique.
4. Comment appliquer concrètement la méthode
Identifier l’option la plus vivante
La méthode commence par une question simple : parmi les options réellement disponibles maintenant, laquelle contient le plus d’excitation ?
Il ne s’agit pas de fantasmer sur une option égotique comme devenir la nouvelle star de cinéma ou l’inventeur qui sauve l’humanité. C’est très excitant, mais ce n’est pas le présent et en soi, ce n’est pas un projet: le projet dans ce cas serait avant tout de devenir un bon acteur ou un bon ingénieur.
Il s’agit en fait de comprendre ce qui est possible dans le moment présent. Appeler quelqu’un. Écrire une page. Ranger un espace. Chercher une information. Se reposer. Créer. Marcher. Étudier. Proposer. Refuser. Commencer.
Celà signifie qu’un projet peut vous motiver au maximum, mais à un moment, la fatigue survient: si ce que vous avez le plus envie de faire au monde à ce moment est une sieste, alors faites cette sieste. Si vous préférez sortir ou jouer à un jeu video, faites celà, jusqu’à ce qu’un autre élan se présente.
Agir jusqu’au bout de ce qui est possible
Une fois l’action identifiée, il faut l’accomplir aussi pleinement que possible. Pas à moitié. Pas seulement mentalement. Pas uniquement en imagination.
L’action est nécessaire parce qu’elle actualise la fréquence. Elle transforme l’élan intérieur en mouvement réel. Elle ouvre ensuite la prochaine étape.
Quand l’action arrive à sa limite naturelle, une autre option apparaît. La méthode fonctionne pas à pas. Elle ne demande pas de voir tout le chemin. Le plus difficile sur ce chemin, est en fait le contraire de cequ’on nous apprend. D’une certaine façon, Il faut perdre de vue le résultat recherché, ne pas y penser tout le temps.
Parce que en fait, le meilleur résultat n’est pas forcément celui qu’on recherche de façon consciente.
Ne pas insister quand l’énergie se ferme
Suivre son excitation ne signifie pas forcer une direction. Si une piste se ferme, si l’énergie disparaît, si l’action n’est plus disponible, il faut réévaluer.
Parfois, l’excitation initiale n’était là que pour conduire à une rencontre, à une information, à une prise de conscience. Une fois cette fonction accomplie, l’énergie se déplace ailleurs.
C’est pourquoi la méthode demande de la souplesse. L’excitation n’est pas une prison. C’est un signal vivant.
Rester intègre avec les autres
L’alignement ne dispense pas de communiquer. Si un changement intérieur modifie une relation, un travail, une responsabilité ou un engagement, il faut le dire clairement. Bashar insiste sur l’intégrité personnelle et la responsabilité dans les relations.
Changer de direction ne signifie pas imposer brutalement son changement aux autres. Cela signifie reconnaître ce qui se passe en soi, l’exprimer honnêtement et laisser chacun se repositionner.
Une vie plus alignée ne se construit pas dans la fuite. Elle se construit dans une relation plus claire à soi et aux autres.
5. Ce que cette méthode transforme
Le rapport aux choix
Un choix n’est pas seulement une décision mentale. C’est « se syntoniser » avec une version de soi qui existe déjà sur cette ligne de réalité.
Le choix devient donc plus qu’un acte rationnel. Il devient un mouvement d’identité, un changement de réalité, un saut entre réalités parallèles.
Le rapport au temps
La méthode transforme aussi le rapport au temps. Au lieu de vouloir tout maîtriser à long terme, on revient au présent. Le présent devient le seul endroit où l’on peut réellement agir, changer de fréquence, recevoir une information et ouvrir une nouvelle ligne.
Cela ne supprime pas la planification. Mais cela remet la planification à sa place. Le plan sert l’élan ; il ne remplace pas l’élan et ne garantie pas un résultat, puisque le plan pouvait finalement n’être qu’une préparation pour autre chose.
Le rapport à la confiance
Suivre son excitation développe une forme de confiance active. Ce n’est pas attendre que l’univers fasse tout. Ce n’est pas renoncer à l’action. C’est agir pleinement, puis laisser la réalité répondre d’une manière parfois plus large que ce que l’esprit physique imaginait.
Plus une personne suit ses élans authentiques, plus elle observe les synchronicités, les rencontres, les ouvertures et les réorganisations. Elle cesse alors de croire uniquement au contrôle. Elle commence à reconnaître une intelligence plus vaste dans le mouvement de sa vie.
Conclusion : l’alignement se pratique maintenant
Suivre sa plus haute excitation, selon Bashar, signifie apprendre à reconnaître la direction la plus vivante dans le présent, puis agir avec intégrité, sans attente rigide et sans abandonner sa responsabilité.
Cette méthode ne demande pas de fuir le monde. Elle demande d’y entrer avec plus de justesse. Elle ne demande pas de nier les contraintes matérielles. Elle demande d’observer les croyances qui nous font croire que notre joie et notre sécurité sont incompatibles.
Dans cette perspective, s’aligner avec soi-même n’est pas trouver une vérité abstraite. C’est poser, maintenant, l’action la plus vivante, la plus honnête et la plus disponible. Puis recommencer, instant après instant.
Sources:
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