Bashar propose une vision différente du temps. Le passé, le présent et le futur ne sont pas séparées, mais différentes réalités coexistantes, accessibles selon notre fréquence, notre état de conscience et notre niveau d’alignement.
Cette vision transforme la notion de “voyage dans le temps”, mais aussi celle de “vies antérieures”. Il s’agit plutôt de se connecter à d’autres versions de soi, vivant actuellement dans d’autres plans, d’autres époques apparentes ou d’autres réalités parallèles.
1. Le temps, les fréquences et les réalités parallèles
Le temps linéaire : une illusion utile
Dans notre expérience, le temps semble une évidence. Nous naissons, nous grandissons, nous vieillissons. Les événements paraissent s’enchaîner les uns après les autres.
Pour Bashar, cette perception est une illusion fonctionnelle. Elle est utile pour organiser l’expérience physique, mais elle ne décrit pas la structure profonde de la réalité.
Le temps linéaire est aussi une manière de percevoir des changements de perspective dans un seul et même “maintenant”.
Il n’existe qu’un seul moment : le présent. Mais ce présent contient toutes les possibilités, toutes les versions, toutes les lignes de réalité. Ce que nous appelons “passé” et “futur” ne sont que des noms pratiques donnés à d’autres réalités simultanées.
Toutes les réalités existent maintenant
Bashar utilise l’analogie de la télévision. Tous les programmes sont diffusés en même temps et, lorsque nous changeons de chaîne, nous ne détruisons pas l’ancien programme et nous ne créons pas le nouveau. Nous changeons seulement de canal réception.
De la même manière, notre conscience est accordée à une version particulière de la réalité. Lorsque nous changeons de vibration, de croyance, de choix ou de direction intérieure, nous nous accordons à une autre version de la réalité.
C’est dans ce sens que Bashar parle de multivers plutôt que d’univers. Le “multivers” permet de penser une infinité de réalités coexistantes.
Voyager dans le temps sans paradoxe ?
Le multivers change l’idée de voyage temporel.
Ce que nous appelons “le passé” est une réalité parallèle qui existe maintenant, avec sa propre cohérence, sa propre histoire et sa propre fréquence.
Ainsi, lorsqu’une conscience interagit avec une époque apparemment passée, elle ne modifie pas “notre” passé au sens linéaire. Elle entre en relation avec une version parallèle de la réalité dans laquelle cette interaction fait déjà partie de l’histoire.
« Retour vers le futur » avait tout faux ! ndlr
Le choix comme changement de fréquence
Chaque choix, chaque vibration, chaque état de conscience correspond à une réalité. Lorsque nous faisons un choix, nous ne créons pas cette réalité à partir de rien. Nous nous alignons avec une version de nous-même pour qui ce choix est déjà réel.
C’est ce que peut signifier une intuition de sentir que plusieurs chemins de vie sont possibles. Parfois, une décision importante nous donne presque l’impression de “devenir quelqu’un d’autre”. Retrospectivement, nous avons l’impression d’avoir quitté une version de nous-même pour en incarner une autre.
Cette impression est plus qu’une métaphore. Nous changeons réellement de ligne de réalité, même si ce changement reste généralement imperceptible pour nous, car la continuité de la mémoire nous donne l’impression d’une seule histoire personnelle.
2. Les vies parallèles et la mémoire de l’âme
La mémoire ne se trouve pas dans le passé
L’un des passages les plus intéressants du document concerne la mémoire. Dans notre vision habituelle, la mémoire est pensée comme un stockage. Le cerveau enregistre des événements passés, puis les restitue plus tard.
Bashar propose une autre lecture. La mémoire n’est pas d’abord un stockage du passé, mais un accès à l’information dans le présent. Nous ne nous souvenons pas en allant rechercher quelque chose “derrière nous”. Nous nous reconnectons, maintenant, à une information disponible.
Le cerveau joue moins le rôle d’un disque dur que celui d’un récepteur. Il se configure pour capter l’information nécessaire au moment voulu. Une mémoire parfaite ne consiste donc pas à tout conserver mentalement, mais à savoir ce que l’on a besoin de savoir, exactement quand on en a besoin.
Les vies antérieures ne sont pas “antérieures”
Cette conception du temps transforme directement la notion de vies antérieures. Si le passé n’existe pas comme une zone séparée du présent, alors les vies passées ne sont pas vraiment passées.
Selon Bashar, ce que nous appelons “vies antérieures” correspond plutôt à des vies parallèles ou simultanées. Elles nous semblent anciennes parce qu’elles sont situées, du point de vue de notre réalité physique, dans une autre époque historique. Mais du point de vue de la conscience, elles existent maintenant.
Une personne qui dit se souvenir d’une vie en Égypte ancienne, en Atlantide, en Lémurie ou au Moyen Âge ne remonte donc pas forcément une ligne temporelle. Elle se connecte à une autre expression de conscience, vivant dans une réalité parallèle dont la fréquence correspond à ce que nous appelons “le passé”.
La sur-âme : une conscience qui expérimente plusieurs vies
Pour expliquer cela, Bashar utilise la notion de sur-âme. La sur-âme est une conscience plus vaste, dont nos personnalités individuelles sont des extensions.
- La personnalité présente est unique.
- Mais la sur-âme dont elle est issue crée simultanément plusieurs extensions, chacune vivant sa propre expérience.
Pour une vie antérieure, ou future, ou même parallèle, il faudrait dire “Une autre expression de ma sur-âme vit cette expérience.”
Tout se passe en même temps : les vie passées, futures, ici ou sur une autre planète, dans une autre dimension ou une forme de conscience très différente de l’humain.

Pourquoi certaines mémoires reviennent
Dans cette logique, les souvenirs de vies parallèles ne reviennent pas au hasard. Ils apparaissent parce qu’ils ont une utilité pour l’expérience présente.
Une mémoire, une image, une sensation ou une intuition provenant d’une autre réalité est attirée par résonance. Elle contient une information, une énergie ou une compréhension dont la personnalité actuelle peut se servir.
Une personne ressent une connexion avec une civilisation ancienne parce que cette connexion l’aide à retrouver une qualité oubliée : sensibilité à la nature, intuition, force intérieure, rapport sacré au monde ou sentiment de mission.
Le souvenir a donc une fonction. Il sert l’évolution actuelle de la personne. Il lui apporte une pièce manquante de son propre puzzle intérieur.
Les vies simultanées s’influencent entre elles
Si plusieurs vies existent simultanément, elles peuvent s’influencer entre elles.
Selon Bashar, cela ne signifie pas qu’une personnalité contrôle directement une autre vie. Il ne s’agit pas de prendre possession d’un autre soi, ni de modifier arbitrairement son destin. Chaque extension de la sur-âme a sa propre intégrité, son propre point de vue et sa propre expérience.
En revanche, ces vies communiquent par résonance. Une inspiration soudaine, une idée nouvelle, une impulsion créative ou un changement de direction peut venir d’une autre version de soi. Ce que nous appelons “intuition” correspond parfois à une information transmise par une autre extension de la même sur-âme.
L’influence est donc mutuelle. Notre vie actuelle nourrit d’autres versions de nous, tout comme elles nous nourrissent. La sur-âme reçoit simultanément toutes ces expériences et les intègre dans une compréhension plus vaste.
3. De la mémoire au présent : intuition, identité et transformation
Intuition, imagination et communication entre les plans
Cette vision donne un rôle central à l’imagination. L’imagination n’est pas présentée comme une simple fabrique de fantasmes, mais comme un canal entre l’esprit physique et l’esprit supérieur.
L’esprit physique pense en termes de limites, de temps, de sécurité et de logique immédiate. L’esprit supérieur fonctionne davantage par synchronicité, expansion, globalité et connaissance directe. L’imagination est l’espace intermédiaire où ces deux niveaux peuvent se rencontrer.
Cela ne signifie pas que toute image mentale est automatiquement une vérité supérieure. Mais l’imagination peut devenir un langage symbolique. Elle traduit, sous forme d’images, de sensations ou de scénarios, des informations venant d’un niveau plus vaste de conscience.
Les souvenirs de vies parallèles apparaissent donc sous forme de scènes intérieures, de rêves, d’attirances inexpliquées, de sensations corporelles, de visions symboliques ou de certitudes intimes.
Une identité plus vaste que la personnalité
Cette vision élargit la notion d’identité. Nous ne sommes pas seulement cette personnalité, ce nom, cette biographie, cette histoire familiale et sociale. Nous sommes une expression particulière d’un être plus vaste.
Cela ne diminue pas la valeur de la personnalité actuelle. Au contraire, cela lui donne une place précise. Chaque vie, chaque version, chaque extension apporte quelque chose d’unique à l’ensemble. Aucune n’est inutile. Aucune n’est interchangeable.
La personnalité actuelle n’a donc pas à disparaître dans une conscience cosmique abstraite. Elle comprend simplement qu’elle participe à une structure plus vaste qu’elle ne perçoit pas toujours depuis son point de vue linéaire.
Cette idée apaise aussi certaines obsessions autour des vies passées. Le but n’est pas forcément de savoir “qui nous étions”. Le but est de comprendre ce que cette connexion nous apporte maintenant.

Pourquoi cette vision change notre rapport au présent
Si toutes les réalités existent maintenant, alors le présent devient le point central de toute transformation. Il n’est plus un instant fragile coincé entre passé et futur. Il est le lieu d’accès à toutes les informations, toutes les directions et toutes les versions possibles.
Cela signifie que l’on ne transforme pas sa vie en réparant laborieusement un passé figé ou en essayant de forcer un futur incertain. On transforme sa vie en changeant son état d’être maintenant.
Dans cette perspective, le développement spirituel ne consiste pas à fuir le monde physique, mais à apprendre à mieux se syntoniser. L’intuition devient une forme de communication. Le choix devient un changement de ligne.
Conclusion : nous ne sommes pas une ligne, mais un réseau
La vision de Bashar remplace l’image classique de la vie comme une ligne par celle d’un réseau. Nous ne sommes pas une simple trajectoire allant de la naissance à la mort, du passé vers le futur. Nous sommes un point de conscience connecté à d’autres points, d’autres vies, d’autres versions et d’autres dimensions.
Le temps linéaire est l’interface qui nous permet de vivre une expérience claire et structurée. Mais derrière cette interface, l’existence est simultanée, multidimensionnelle et beaucoup plus vaste que notre perception ordinaire.
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