L’Atlantide selon Bashar : chronologie et preuves géologiques

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Cet article est une battle entre « la Science » et « l’Atlantide selon Bashar ». Le score de vraissemblance du récit de Bashar est de 62% en moyenne, avec des pointes à 76%. Détail des scores en fin d’article.

Chez Bashar, l’Atlantide (Atlantis) n’est pas seulement un continent englouti. C’est un ancien modèle d’humanité qui représente un âge d’or, une chute, puis un potentiel de renaissance. Cette civilisation aurait connu une période d’âge d’or, avant de décliner puis d’être détruite par une série d’impacts cométaires et de tsunamis.

Comparons le récit avec certaines vérités ou zones d’ombres historiques.

1. Avant Atlantide : les racines d’une civilisation ancienne

Atlantide ne surgit pas soudainement. Elle s’inscrit dans une histoire reliée à des migrations anciennes, à des savoirs venus de Lemurie, en Asie du Sud-Est, avant de se diffuser vers les Amériques par des ponts terrestres et des routes océaniques, pour plus tard donner naissance à la civilisation Atlante.

C’est une phase longue pendant laquelle des groupes humains ont développé une connaissance des cycles célestes, de la Terre, des plantes, des sons, des états de conscience, des espèces marines et de certaines intelligences extraterrestres.

il s’agit d’une humanité encore reliée aux rythmes naturels, aux forces du vivant et aux dimensions invisibles du monde.

Score 62% pour la vraisemblance des migrations.

L’histoire écrite connue commence avec l’écriture cunéiforme apparaît en Mésopotamie, dans l’actuel Irak, avant 3 200 av. J.-C., d’abord pour des usages administratifs.

Avant cette date, on parle de préhistoire : les sociétés existent, construisent, transmettent, migrent, mais ne laissent pas de textes déchiffrables.

Si Atlantide se termine en 10 000 av. J.-C. environ , elle se trouve très loin avant l’histoire écrite.

2. L’âge d’or atlante : technologie, nature et conscience

Pendant son âge d’or, Atlantis est une société de la terre et de la mer, capable d’unir architecture, spiritualité, écologie, technologie vibratoire et communication avec d’autres formes de vie.

Les Atlantes ont connu les étoiles et la Terre “en profondeur”. Bashar insiste aussi sur la relation avec les dauphins et les baleines : des canaux auraient permis à ces animaux marins d’entrer dans les temples et de nager jusque dans des bassins sacrés, afin de communier avec les humains.

C’est une civilisation de relation. Elle relie les humains, la mer, les animaux, les plantes, les pierres, les sons et les étoiles. Vivre en harmonie avec la nature signifie :

  • connaître les cycles naturels
  • utiliser les plantes, les sons, les cristaux et les lieux comme des supports
  • respecter les animaux
  • bâtir des temples et des villes qui amplifient l’équilibre
  • développer une technologie énergétique compatible avec le vivant
  • transmettre les savoirs par l’expérience directe, le corps, le rythme, la mémoire et la conscience.

La nature est une force avec laquelle une civilisation peut collaborer.

Score 58%. Une autre façon de vivre, des savoirs oubliés, une autre spiritualité, une structure sociale différente, tout ceci est possible. Par contre, aucune trace de civilisation utilisant des cristaux pour l’énergie.

L’archéologie connaît plusieurs sites monumentaux très anciens dont les méthodes exactes de construction restent encore partiellement inconnues.

Göbekli Tepe, en Anatolie, daté d’environ 9 600 à 8 200 av. J.-C., comprend de grands piliers monolithiques qui, selon l’UNESCO, témoignent d’un niveau e technologie plus complexe qu’on ne l’imaginait pour cette période. On peut aussi citer Petra et Baalbek au moyen orient, les pyramides d’égypte, et de nombreux autres sites dans le monde entier.

L’histoire montre que des techniques peuvent être oubliées ou difficiles à reconstituer, et ce en quelques siècles seulement. Il n’est donc pas absurde d’envisager, pour des périodes beaucoup plus anciennes, des méthodes de construction ou des dispositifs techniques que nous ne savons plus identifier aujourd’hui.

3. Atlantide tardive

Dans cette phase, avant sa chute, la civilisation conserve encore des signes de grandeur : temples, pyramides, cristaux, connaissances astronomiques, mathématiques et traditions initiatiques. Mais une partie de la société bascule vers l’illusion du pouvoir et perd les anciennes voies de connexion à la Terre.

L’âge d’or appartient au passé ; ce qui disparaît bientôt est une Atlantide tardive, héritière de cette grandeur, mais déjà éloignée de son équilibre originel.

Score: 76%, car une phase de déclin fait partie du cycle connu des civilisations.

4. Les vingt ans de catastrophe : le bombardement cométaire

La fin d’Atlantide ne se produit pas en un seul jour. Elle commence par une longue période de catastrophes répétées.

Bashar décrit un grand corps cométaire entrant dans le système solaire et adoptant une orbite croisant celle de la Terre deux fois par an. En se fragmentant, ce corps aurait envoyé des débris sur la planète pendant plus de vingt ans. Les impacts auraient frappé surtout les régions nord-américaines, atlantiques, les glaces et l’océan, provoquant des destructions répétées et des tsunamis.

Il faut donc distinguer deux moments :

  1. La phase de bombardement progressif : pendant plus de deux décennies, des fragments frappent la Terre.
  2. L’impact final : un corps plus important frappe l’Atlantique et provoque la destruction définitive.

Selon Bashar, les Atlantes auraient vu le “maître-comète” dans le ciel. Ils auraient compris que leur temps était limité. Certains auraient donc fui pour préserver leur culture, leur savoir, leur technologie et leurs traditions.

Score 60% pour une vraisemblance géologique, mais pas encore de traces d’un bombardement de 20 ans.

La période appelée Younger Dryas commence vers 12 900 ans avant aujourd’hui : c’est un refroidissement brutal à la fin de la dernière glaciation. L’hypothèse d’un impact cométaire à son origine existe, mais elle reste débattue. Un tel évenement peut tout à fait causer un refroidissement planétaire, entrainant indirectement une régression de l’humanité (voir infographie ci-dessous « l’Hiver d’Impact »). Plus fréquement, il s’agit des conséquences d’éruptions volcaniques. On connaît des exemples historiques comparables : en 536, à la charnière entre Antiquité tardive et haut Moyen Âge, plusieurs éruptions volcaniques ont provoqué un refroidissement marqué, des récoltes désastreuses et des famines ; plus tard, l’éruption du Samalas en 1257, en plein Moyen Âge, a également perturbé le climat et contribué à une famine en 1258, notamment en Angleterre.

Quant au Younger Dryas, une étude récente estime aussi une hausse des eaux d’environ 38 mètres entre 11 000et 3 000 ans avant aujourd’hui dans cette région.

La science reconnaît donc bien un épisode climatique brutal, une forte remontée des mers et la disparition de nombreux paysages côtiers. Mais pour l’instant, on n’a jamais rien retrouvé des restes de l’Atlantide, qui reste donc mythique. On n’a que le récit du déluge, mythe partagé par plusieurs cultures.

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5. La destruction finale : impact atlantique, tsunamis et Déluge

La destruction finale survient lorsqu’un gros fragment de la cométe pénètre l’atmosphère et frappe l’océan Atlantique. L’impact aurait creusé un cratère dans le plancher océanique et déclenché des tsunamis d’au moins 300 pieds, soit environ 90 mètres. Ces vagues auraient frappé les côtes de l’Amérique du Nord, de l’Amérique centrale, de l’Amérique du Sud, de l’Europe, de l’Afrique, de la Méditerranée et du Moyen-Orient.

Bashar relie directement cet événement au mythe du Déluge de Noé qui est une mémoire de la destruction d’Atlantide par les eaux.

Score 64% pour la vraisemblance du mythe du Déluge, qui semble attesté par plusieurs civilisations.

De nombreuses cultures possèdent des mythes de déluge. Un impact cométaire majeur pourrait provoquer poussières, obscurcissement du ciel, refroidissement brutal, baisse des récoltes, famines et régression rapide des sociétés survivantes.

Pour Chicxulub, la comète qui a mis fin au dinosaures, on a retrouvé un cratère et des marqueurs géologiques mondiaux.

La comète qui a mis fin à l’Atlantide devait être plus petite puisque l’humanité à survécu. Mais, pour l’instant, pas de traces certaines qui confirmerait le récit.

La fin de la dernière période glaciaire a bien entraîné une forte montée du niveau des mers. La dernière glaciation s’achève vers 11 500 ans avant aujourd’hui, ouvrant l’Holocène.

Voir l’infographie ci-contre pour quelques conséquences connues en cas d’impact de comète ou éruption de mega volcan.

6. Les survivants : Égypte, Europe, Amériques

Après la catastrophe ayant rasé Atlantis de la carte, des survivants atlantes auraient migré vers plusieurs régions du monde : Amérique du Sud, Amérique centrale, Afrique, Europe et Égypte. Ils auraient transmis des connaissances architecturales, astronomiques, spirituelles et technologiques, ce qui correspondrait à la compréhension nécessaire pour bâtir des monuments comme les grandes pyramides.

Bashar affirme aussi que des traditions d’Europe, des îles britanniques, d’Afrique, du Moyen-Orient et des Amériques auraient reçu des éléments de cette connaissance atlante.

Score 52% car transmission de savoir pas attestée, et potentielles incohérences ou zones de flou (pourquoi une transmission partielle qui ne conserve pas la totalité des technologies utiles ?).

L’archéologie ne reconnaît pas aujourd’hui de preuve matérielle d’une civilisation atlante globale ayant transmis les pyramides à l’Égypte.

Le récit d’Atlantide apparaît chez Platon autour de 360 av. J.-C., dans le Timée et le Critias. Platon y présente l’histoire comme une tradition plus ancienne transmise par des prêtres égyptiens à Solon, puis transmis à la famille de Critias avant d’être repris par Platon.

Platon se présente comme l’écho d’une tradition orale ancienne, qui pourrait conserver la mémoire symbolique ou fantasmée d’événements réels se déroulant 10 000 ans auparavant.

7. En route vers la Nouvelle Atlantide

Chez Bashar, Atlantide survit comme une mémoire vibratoire, une fréquence, une lignée d’âme et un potentiel civilisationnel. C’est une réalité devenue symbole.

Bashar annonce la Nouvelle Atlantide, sans cacher que ce titre symbolise plutôt un but à atteindre : celui d’une société créative, pacifique, reliée à la nature, aux étoiles et à une forme d’harmonie supérieure.

La Nouvelle Atlantide n’est pas un retour au passé, mais une bifurcation future souhaitable : réussir ce que l’ancienne Atlantide n’a pas su faire, c’est-à-dire une civilisation avancée, non prédatrice, ouverte au cosmos tout en restant enracinée dans la Terre.

9. Ce que la science permet de dire aujourd’hui

  • Il est vrai que la fin de la dernière glaciation a été une période de bouleversements majeurs : fonte des glaces, montée rapide du niveau des mers, changements climatiques, disparition progressive de certains paysages côtiers, transformation des littoraux et des écosystèmes.
  • Il existe bien des sites monumentaux très anciens, comme Göbekli Tepe, qui montrent que les sociétés humaines de la fin du Paléolithique et du début du Néolithique étaient capables d’une pensée symbolique et architecturale complexe bien avant les premières villes historiques, et il ne fait aucun doute que des techniques et savoirs-faire de l’époque ont été perdus.
  • Mais, il n’existe pas de preuve archéologique d’une civilisation atlante détruite dans l’Atlantique, en précisant quand même que de tels vestiges se trouvent peut-être sous la mer, milieu très peu propice à la conservation.

Récapitulatif des scores

Score : environ 62 % de vraisemblance si on donne plus de poids à la vraisemblance historique / géologique / préhistorique. On donne aussi peu de poids à l’absence de preuve, parce qu’il y a encore des zones inconnues de l’histoire, et l’absence de preuves connues ne prouve rien en soi. Mais ceci signifie que le score dépend de quel coté veut-on faire pencher la balance.

Le récit de Bashar reste globalement cohérent avec l’histoire de la Terre et des Hommes, avec quelques incongruités, mais il faudra des preuves qui, pour l’instant, sont tout simplement inexistantes. Il ne peut s’agir que de suppositions et extrapolations.

PartieScoreJustification courte
1. Racines anciennes d’une civilisation62/100L’idée de migrations anciennes, de savoirs préhistoriques et de transmission orale est plausible. En revanche, Lemuria, la diffusion vers les Amériques et les intelligences extraterrestres relèvent d’un cadre non démontré en 2026.
2. Âge d’or atlante : technologie, nature et conscience58/100Une culture préhistorique complexe est envisageable. Mais une civilisation avancée avec cristaux, technologie vibratoire, communication avec baleines/dauphins et urbanisme développé reste encore spéculative en 2026.
3. Atlantide tardive76/100C’est une hypothèse narrativement et historiquement assez cohérente. L’idée du déclin est vérifiée dans de nombreux modèles civilisationnels passés.
4. Vingt ans de catastrophe : bombardement cométaire60/100Le contexte du Younger Dryas, des bouleversements climatiques et d’hypothèses d’impact donne une base plausible. Mais le détail d’un bombardement régulier pendant plus de vingt ans est très spécifique et non établi en 2026.
5. Destruction finale : impact atlantique, tsunamis et Déluge64/100Les tsunamis, les impacts et les mythes de déluge sont des phénomènes réels ou culturellement attestés. Mais l’impact atlantique précis, le cratère et le lien direct avec Noé restent hypothétiques.
6. Survivants : Égypte, Europe, Amériques52/100La transmission de savoirs par migrations est plausible en général. Mais une diaspora atlante influençant directement l’Égypte, les pyramides et plusieurs continents reste la partie la plus fragile historiquement.

Sources

Voir notre article « Bashar vs Confédération Galactique » pour comprendre le sens caché de nos mythes.

https://bashar.org

1 réflexion au sujet de « L’Atlantide selon Bashar : chronologie et preuves géologiques »

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