Les aliens dans le Coran : extraterrestres, jinns et créatures des cieux

13–20 minutes

Il existe une littérature importante sur le lien entre les religions, les livres sacrés et la possibilité d’une vie extraterrestre. Dès que l’on parle d’aliens, d’êtres venus d’ailleurs ou d’intelligences non humaines, certaines questions reviennent : les grandes religions laissent-elles une place à d’autres mondes habités ? Les textes sacrés parlent-ils d’êtres célestes, de créatures invisibles, de mondes multiples ou d’une création plus vaste que l’humanité ?

Dans cet article, nous nous concentrons uniquement sur le Coran. Le but n’est pas d’affirmer que le Coran “prouve” l’existence des extraterrestres, mais d’examiner les passages qui peuvent être mobilisés dans une réflexion sur la vie hors de la Terre, les êtres intelligents non humains, les créatures célestes et la place de l’humanité dans la création.

Le Coran ne parle jamais d’“extraterrestres” au sens moderne du terme. Il ne décrit ni planètes habitées, ni vaisseaux spatiaux, ni civilisations venues d’un autre monde matériel. En revanche, il contient plusieurs passages qui peuvent être lus comme compatibles avec une création beaucoup plus vaste que l’humanité terrestre.

Une création plus vaste que l’humanité terrestre

1. Le verset le plus important : des créatures vivantes dans les cieux et sur la terre

Le passage le plus directement mobilisable sur une possible vie ailleurs que sur Terre est probablement celui-ci :

“Parmi Ses signes, il y a la création des cieux et de la terre, ainsi que les créatures vivantes qu’Il a dispersées dans les deux. Et Il est capable de les rassembler quand Il le veut.”
Coran, sourate 42, Ash-Shûrâ, verset 29 — 42:29

Le passage arabe important est :

وَمَا بَثَّ فِيهِمَا مِن دَابَّةٍ

Le terme central est dâbba, qui désigne généralement une créature vivante, un être qui se meut, une créature animée. Le verset parle des cieux et de la terre, puis dit que Dieu y a dispersé des créatures vivantes. Plusieurs traductions anglaises rendent cette idée par des “living beings” ou des “living creatures” dispersés dans les cieux et la terre.

Ce verset ne dit pas : “il existe des extraterrestres”. Mais il ouvre clairement la possibilité que le vivant n’est pas limité à la Terre.

2. Des créatures dans les cieux, distinctes des anges

Un autre verset distingue les créatures vivantes des anges :

“Devant Dieu se prosterne tout ce qui est dans les cieux et tout ce qui est sur la terre, parmi les créatures vivantes, ainsi que les anges ; et ils ne s’enflent pas d’orgueil.”
Coran, sourate 16, An-Nahl, verset 49 — 16:49

Le passage arabe important est :

مِن دَابَّةٍ وَالْمَلَائِكَةُ

C’est-à-dire :

“parmi les créatures vivantes, et les anges.”

Le texte parle des dâbba, c’est-à-dire de créatures vivantes ou animées, puis ajoute les anges séparément. Cela permet de soutenir que les “créatures vivantes” mentionnées ne sont pas nécessairement réductibles aux anges, et vice-versa. Les traductions comparées confirment cette distinction entre les créatures et les anges.

Ce verset 42:29. ne prouve pas l’existence de civilisations extraterrestres, mais il empêche de réduire toute vie céleste aux seuls anges.

3. Dieu crée toutes sortes de créatures vivantes

Le Coran insiste aussi sur la diversité du vivant :

“Dieu a créé toute créature vivante à partir d’eau. Parmi elles, certaines se déplacent sur le ventre, d’autres marchent sur deux jambes, et d’autres marchent sur quatre. Dieu crée ce qu’Il veut. Dieu est capable de toute chose.”
Coran, sourate 24, An-Nûr, verset 45 — 24:45

Ce verset ne parle pas directement de vie extraterrestre. Il décrit surtout la diversité des formes vivantes connues : créatures rampantes, bipèdes, quadrupèdes. Mais sa formulation finale — “Dieu crée ce qu’Il veut” — laisse ouverte l’idée d’une création beaucoup plus vaste que les seules espèces humaines ou animales connues.

4. Les sept cieux et les terres semblables

Un autre passage souvent cité dans les discussions cosmologiques est celui des “sept cieux” et des “terres semblables” :

“Dieu est Celui qui a créé sept cieux, et de la terre, leur semblable. Le commandement descend entre eux, afin que vous sachiez que Dieu est capable de toute chose et que Dieu embrasse toute chose de Son savoir.”
Coran, sourate 65, At-Talâq, verset 12 — 65:12

Le passage arabe à souligner est :

سَبْعَ سَمَاوَاتٍ وَمِنَ الْأَرْضِ مِثْلَهُنَّ

Littéralement :

“sept cieux, et de la terre, leur semblable.”

Ce passage est parfois interprété comme une allusion à plusieurs terres, plusieurs niveaux de réalité ou plusieurs mondes. Le texte ne dit pas qu’il existe sept planètes habitées. Mais il donne bien une image cosmologique beaucoup plus large que la seule Terre humaine.

Dans un article, ce verset peut être présenté comme un passage important sur la pluralité cosmique, mais pas comme une preuve directe d’extraterrestres.

L’expression “être au septième ciel” : un souvenir religieux dans la langue française

L’expression française “être au septième ciel” signifie aujourd’hui être comblé, transporté de bonheur ou dans un état d’extase. Elle est devenue une expression courante. Elle est une trace d’une ancienne représentation du cosmos : l’idée de plusieurs cieux superposés, dont le plus élevé serait associé à une proximité maximale avec le divin.

Cette idée n’est pas propre à une seule religion. On la retrouve d'abord dans plusieurs cosmologies anciennes du Proche-Orient, puis dans certaines traditions juives, chrétiennes et islamiques. Dans la Bible chrétienne, le Nouveau Testament ne parle pas explicitement de “sept cieux”, mais Paul évoque le fait d’avoir été “enlevé jusqu’au troisième ciel”

5. Ceux qui sont dans les cieux et sur la terre

Le Coran utilise plusieurs fois l’expression “ceux qui sont dans les cieux et sur la terre”. Par exemple :

“Dis : nul dans les cieux et sur la terre ne connaît l’invisible, sauf Dieu ; et ils ne savent pas quand ils seront ressuscités.”
Coran, sourate 27, An-Naml, verset 65 — 27:65

Ce verset ne parle pas d’extraterrestres au sens moderne. Il peut inclure les anges, les jinns ou d’autres créatures. Mais il montre que le Coran parle régulièrement d’un ensemble d’êtres répartis dans les cieux et sur la terre, soumis à Dieu et limités dans leur connaissance.

Ce type de formulation renforce l’idée que la création coranique n’est pas centrée uniquement sur l’humanité terrestre.

6. Traverser les régions des cieux et de la terre

Un autre passage souvent cité à propos de l’espace est celui-ci :

“Ô assemblée des jinns et des humains, si vous pouvez traverser les régions des cieux et de la terre, alors traversez-les. Mais vous ne les traverserez qu’avec une autorité / puissance.”
Coran, sourate 55, Ar-Rahmân, verset 33 — 55:33

Le passage arabe important est :

يَا مَعْشَرَ الْجِنِّ وَالْإِنسِ

C’est-à-dire :

“Ô assemblée des jinns et des humains.”

Et aussi :

أَقْطَارِ السَّمَاوَاتِ وَالْأَرْضِ

C’est-à-dire :

“les régions / confins des cieux et de la terre.”

Ce verset ne parle pas d’aliens, mais il est intéressant dans une lecture cosmologique. Il évoque la possibilité de traverser les régions des cieux et de la terre, mais seulement avec un sultân, terme qui peut signifier autorité, puissance, preuve ou pouvoir. Le verset est explicitement adressé aux jinns et aux humains.

Il faut éviter d’en faire une prédiction technique de la conquête spatiale. Mais dans un article sur le rapport du Coran au cosmos, il mérite clairement d’être cité.

7. L’humanité n’est pas indispensable à Dieu

Certains passages ne parlent pas directement des cieux ou d’êtres non humains, mais ils peuvent être cités dans une lecture plus large. Le Coran ne présente pas l’être humain comme une nécessité pour Dieu. Au contraire, plusieurs versets rappellent que Dieu se suffit à Lui-même et qu’Il pourrait remplacer les humains par une autre création.

Le verset le plus intéressant dans cette perspective est celui-ci :

“Ton Seigneur est Celui qui se suffit à Lui-même, le Détenteur de la miséricorde. S’Il le voulait, Il vous ferait disparaître et ferait venir après vous ce qu’Il veut, de même qu’Il vous a fait surgir de la descendance d’un autre peuple.”
Coran, sourate 6, Al-An‘âm, verset 133 — 6:133

Le passage arabe important est :

إِن يَشَأْ يُذْهِبْكُمْ وَيَسْتَخْلِفْ مِن بَعْدِكُم مَّا يَشَاءُ

C’est-à-dire :

“S’Il veut, Il vous fait disparaître, et Il établit après vous ce qu’Il veut.”

Le détail important est l’expression :

مَّا يَشَاءُ — “ce qu’Il veut.”

Certaines traductions anglaises rendent l’idée par “qui Il veut” ou “whomever He wills”. Mais la formule arabe mâ yashâ’ peut aussi se comprendre de manière plus large : ce qu’Il veut.

Dans l’interprétation classique, ce verset vise d’abord l’idée que Dieu peut remplacer un peuple par un autre peuple, une tribu par une autre, ou par rien, des pierres, des plantes, ou même … des chats (et pourquoi pas! ndlr).

Dans une lecture ouverte, il participe à l’idée que l’humanité n’est pas nécessaire, ni irremplaçable et que l’expérience incarnée peut se vivre sous d’autres formes non humaines.

8. Dieu peut faire disparaître les humains et faire venir une création nouvelle

“Ô humains, vous êtes les dépendants envers Dieu, tandis que Dieu est Celui qui se suffit à Lui-même, le Digne de louange.”
Coran, sourate 35, Fâtir, verset 15 — 35:15

“S’Il le voulait, Il vous ferait disparaître et ferait venir une création nouvelle.”
Coran, sourate 35, Fâtir, verset 16 — 35:16

L’être humain n’épuise pas les possibilités de la création. Une création nouvelle est une création différente, peut-être sans certains défaut de la version actuelles, ou même une nouvelle création vierge qui reprendrai tout à zéro.

Mais on peut aussi se poser la question suivante: une telle « création différente » existe-t-elle dejà ailleurs ?

Les jinns : des extraterrestres ?

Les jinns occupent une place importante dans le Coran.

Ce sont des êtres intelligents non humains.

Dans le Coran, les jinns sont des créatures distinctes des humains et des anges. Ils ont une origine propre, une communauté, une capacité morale, et peuvent croire ou désobéir.

Ils ne sont pas de simples “esprits” vagues ni des anges déchus. Ils forment une catégorie propre de créatures intelligentes.

Ils ont d’abord une origine propre : le Coran dit que les jinns ont été créés avant l’être humain, à partir d’un feu sans fumée ou d’une flamme de feu.

“Quant aux jinns, Nous les avions créés auparavant d’un feu brûlant / d’un feu sans fumée.”
Coran, sourate 15, Al-Hijr, verset 27 — 15:27

“Et Il a créé les jinns d’une flamme de feu sans fumée.”
Coran, sourate 55, Ar-Rahmân, verset 15 — 55:15

Ils ont aussi une forme de communauté. Le Coran raconte qu’un groupe de jinns écoute le Coran, puis retourne vers son peuple pour l’avertir. Cela suppose une organisation collective, une transmission, une capacité à comprendre un message et à le communiquer.

“Et lorsque Nous avons dirigé vers toi un groupe de jinns pour écouter le Coran. Quand ils furent présents, ils dirent : écoutez en silence. Puis, lorsque cela fut terminé, ils retournèrent vers leur peuple comme avertisseurs.”
Coran, sourate 46, Al-Ahqâf, verset 29 — 46:29

Ils ont enfin une capacité morale : certains croient, d’autres refusent ; certains sont justes, d’autres injustes. La sourate Al-Jinn les présente comme des êtres capables de discernement religieux et moral.

“Il y a parmi nous des vertueux, et d’autres qui le sont moins ; nous étions divisés en voies différentes.”
Coran, sourate 72, Al-Jinn, verset 11 — 72:11

“Il y a parmi nous des soumis, et parmi nous des injustes. Ceux qui se soumettent ont recherché la droiture.”
Coran, sourate 72, Al-Jinn, verset 14 — 72:14

“Quant aux injustes, ils seront un combustible pour l’Enfer.”
Coran, sourate 72, Al-Jinn, verset 15 — 72:15

Différences entre les Anges et les Djinns

Dans le Coran, les anges sont généralement présentés comme des êtres célestes obéissants, chargés d’exécuter l’ordre de Dieu. Ils ne sont pas décrits comme une communauté divisée entre croyants et incroyants, justes et injustes.

“Ils ne désobéissent pas à Dieu dans ce qu’Il leur ordonne et font ce qui leur est commandé.”
Coran, sourate 66, At-Tahrîm, verset 6 — 66:6

Les jinns, au contraire, peuvent obéir ou désobéir. C’est pourquoi Iblîs est présenté non comme un ange désobéissant ou « déchu », mais comme appartenant aux jinns :

“Il était parmi les jinns, et il se rebella contre l’ordre de son Seigneur.”
Coran, sourate 18, Al-Kahf, verset 50 — 18:50

La distinction est donc la suivante : les anges sont des êtres célestes obéissants, liés à l’exécution de l’ordre divin ; les jinns sont des êtres intelligents non humains, capables de choix, de foi, d’erreur et de responsabilité morale.

Ils ont un libre-arbitre comme les êtres humains.

Toutefois Les jinns ne sont pas des « aliens »extra-terrestres » . Ils sont « terriens », et précèdent même les humains sur cette planète.

Il représentent, dans le texte coranique, une catégorie d’êtres intelligents non humains, ce qui signifie que l’humanité n’est pas la seule forme d’intelligence morale dans la création.

La sourate Al-Jinn : le témoignage direct des jinns

La sourate 72, intitulée Al-Jinn, est centrale. Elle contient plusieurs passages où les jinns parlent d’eux-mêmes.

Les jinns entendent une récitation étonnante

“Dis : il m’a été révélé qu’un groupe de jinns a écouté, puis a dit : nous avons entendu une récitation étonnante.”
Coran, sourate 72, Al-Jinn, verset 1 — 72:1

“Elle guide vers la droiture ; nous y avons donc cru, et nous n’associerons personne à notre Seigneur.”
Coran, sourate 72, Al-Jinn, verset 2 — 72:2

Ces deux versets montrent des jinns capables de comprendre un message religieux, de l’interpréter, d’y croire ou non, et d’en tirer une conséquence comportementale.

Le Coran comme parole récitée : l’importance du son

Le mot Qur’ān renvoie à l’idée de récitation. Le Coran a été transmis oralement, mémorisé, récité, puis fixé par écrit. Sa dimension sonore fait donc partie intégrante de son statut religieux.

Les deux dimensions sont importantes : le Coran est un texte, avec des mots, des versets, un sens, une structure propre,  mais il a été aussi une récitation, avec une prononciation, un rythme, une musicalité particulière, et des règles de récitation appelées tajwîd. 

Les humains cherchaient parfois protection auprès des jinns

“Or, il y avait des hommes parmi les humains qui cherchaient protection auprès d’hommes parmi les jinns ; cela ne faisait qu’accroître leur trouble / leur égarement.”
Coran, sourate 72, Al-Jinn, verset 6 — 72:6

Ce verset est intéressant car il utilise une forme parallèle : des hommes parmi les humains et des hommes parmi les jinns. Cela confirme l’idée de structure sociale ou personnelle comparable à celle des humains.

En étant prudent, le verset ne dit pas que cette rencontre avait lieu dans le monde matériel, ni qu’il existait des relations sociales ordinaires entre les deux groupes. L’interprétation classique comprend plutôt ce passage comme une pratique ancienne : certaines personness, lorsqu’ils entraient dans un lieu perçu comme dangereux, cherchaient la protection du chef ou du maître des jinns de cet endroit. Cette demande de protection ne les aidait pas réellement ; au contraire, elle augmentait leur peur, leur égarement ou aussi l’arrogance ou la domination des jinns sur ces personnes.

Pour notre sujet, le verset suggère que le monde coranique admet des interactions entre humains et intelligences non humaines, en notant qu’il s’agit plutôt de « terriens ».

Les jinns disent avoir tenté d’atteindre le ciel

“Nous avons touché le ciel, et nous l’avons trouvé rempli de gardiens puissants et de flammes.”
Coran, sourate 72, Al-Jinn, verset 8 — 72:8

“Nous y prenions auparavant des positions pour écouter ; mais quiconque écoute maintenant trouve contre lui une flamme aux aguets.”
Coran, sourate 72, Al-Jinn, verset 9 — 72:9

Ces versets montrent que les jinns sont capables d’interagir également avec des régions célestes. Ils pouvaient « espionner » le ciel, mais cette possibilité leur a été retirée.

17. Les jinns ne sont pas tous mauvais

“Il y a parmi nous des vertueux, et d’autres qui le sont moins ; nous étions divisés en voies différentes.”
Coran, sourate 72, Al-Jinn, verset 11 — 72:11

Ce verset montre que les jinns forment une communauté morale complexe, avec des bons, des mauvais, des croyants, des injustes, des divergences et des voies différentes. Toutefois, la relation entre humains et jinns est souvent présentée sous l’angle du danger spirituel pour les hommes.

Les anges : êtres célestes, mais pas extraterrestres

Il faut aussi parler des ange. Ce sont des êtres célestes, messagers incorruptibles de l’ordre divin.

“Les anges et l’Esprit y descendent, avec la permission de leur Seigneur, pour tout ordre.”
Coran, sourate 97, Al-Qadr, verset 4 — 97:4

Ce verset montre les anges comme des êtres célestes intervenant dans le monde humain.

Il ne fait aucun doute que ce ne sont pas du tout des « extra-terrestres ».

Synthèse : que peut-on vraiment dire ?

À partir de ces versets, on peut formuler une conclusion équilibrée.

Le Coran ne dit pas explicitement qu’il existe des extraterrestres au sens moderne : il ne parle pas de planètes habitées, de civilisations spatiales, de vaisseaux ou de visiteurs venus d’ailleurs.

Mais le Coran ne réduit pas non plus la création à l’humanité terrestre. Il parle :

  • de créatures vivantes dans les cieux et sur la terre — 42:29 ;
  • de créatures dans les cieux distinctes des anges — 16:49 ;
  • de sept cieux et de terres semblables — 65:12 ;
  • d’êtres non humains intelligents, les jinns — 15:27, 55:15, 72:1-15 ;
  • d’une humanité qui n’est pas irremplaçable — 6:133, 39:7, 35:15-17 ;
  • de création inconnue de l’homme — 16:8 ;
  • et d’armées ou réalités créées que Dieu seul connaît — 74:31.

Le Verdict d’AlienContactInfo

Le Coran ne décrit pas d’extraterrestres au sens moderne…

mais il contient une cosmologie ouverte, peuplée d’êtres non humains et de créatures situées dans les cieux et sur la terre.

Certains versets peuvent être lus comme compatibles avec l’idée d’une vie au-delà de la Terre.

Conclusion

Notre époque relit les grands textes à partir de ses propres questions. Or la vie extraterrestre, les OVNI, les intelligences non humaines et la possibilité d’autres civilisations sont devenus des thèmes culturellement majeurs.

De nos jours, dans un contexte occidental moderne, une personne qui observe un PAN aura généralement tendance à chercher d’abord une explication technique, meteorologiste, militaire, ou extraterrestre, plutôt qu’à y voir spontanément une apparition divine. Ce n’était pas le cas au Moyen Orient ou en Europe au 7em siècle.

Dans ce nouveau contexte, il est légitime de se demander si les textes religieux laissent une place à une création plus vaste que l’humanité terrestre.

Dans le Coran plusieurs versets évoquent une création immense, des créatures dans les cieux et sur la terre, des êtres intelligents non humains (mais terriens), des réalités inconnues de l’homme, et l’idée que l’humanité n’est pas nécessairement le centre absolu de la création.

Au-dela de celà, une idée sous jacente est que la planête Terre n’est donc pas seulement un décor matériel. Elle est le lieu d’une mission. Elle est le lieu où l’être humain reçoit une responsabilité, où il est confronté au bien et au mal, et où son rapport à Dieu, aux autres êtres et à la création se manifeste concrètement.

Sources et liens utiles

Vérification des versets coraniques

Comparaison avec d’autres traditions religieuses

Pour aller plus loin

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